Aymeric minne et drévy paschal dans le 7 de la semaine de liqui moly starligue
- Un «7 de la semaine» qui récompense l'efficacité pure
- Nantes repart de l'avant : Minne et Tournat au centre du jeu
- Paris-SG : un match référence pour Lövkvist dans les cages
- Portela et Martins Vieira : l'empreinte portugaise sur la journée
- Paschal confirme sur l'aile, Yusuf pèse sur le tempo, Srna durcit la défense
- La composition du 7 de la semaine (26e journée)
- Tableau récapitulatif : chiffres marquants et matchs associés
- Ce que ces performances disent du championnat
- Questions fréquentes
La 26e journée de Liqui Moly Starligue a mis en lumière un mélange intéressant de têtes d'affiche et de joueurs décisifs au bon moment. Entre une réaction attendue de Nantes après une déception européenne, un Paris-SG porté par un gardien en état de grâce et des recrues qui changent la donne pour le maintien, le 7 de la semaine dessine un instantané très parlant du championnat : celui où l'efficacité au tir et l'impact défensif pèsent autant que le style.
Un «7 de la semaine» qui récompense l'efficacité pure
Cette sélection de la journée s'appuie sur des performances chiffrées, faciles à lire pour n'importe quel suiveur : des pourcentages de réussite élevés, des arrêts à fort rendement, des passes décisives qui font basculer un match. Sur cette journée, plusieurs joueurs ont franchi la barre symbolique du «quasi sans-faute», ce qui explique une sélection marquée par des lignes de statistiques très propres.
Au handball, on parle souvent de dynamique collective, mais certaines soirées se résument à un constat simple : les joueurs les plus justes techniquement ont fait la différence, action après action.
Nantes repart de l'avant : Minne et Tournat au centre du jeu
Quelques jours après la fin d'une série de victoires stoppée en Ligue des champions contre le Barça (30-32), le HBC Nantes a répondu sur le terrain domestique avec un succès net face à Chambéry (42-32), pourtant en réussite sur la période. Dans ce match, deux cadres ont survolé les débats.
Au poste de demi-centre, Aymeric Minne a affiché une réussite impressionnante : 12 tirs réussis sur 13. Son influence ne se limite pas à la finition ; le demi-centre rythme aussi les temps faibles, accélère quand il faut, et stabilise le jeu quand l'adversaire revient. Sur l'ensemble du championnat, il est indiqué comme meilleur buteur avec 193 réalisations en 26 matches, et cette nouvelle présence dans le «7» constitue sa 12e distinction de la saison.
À l'intérieur, le pivot Nicolas Tournat a livré un match d'une propreté rare : 8 buts sur 8 tirs. Pour un pivot, cette efficacité dit beaucoup sur la qualité du timing avec les arrières, la précision des relations à deux (prise d'intervalle, écran, remise), et la capacité à sanctionner dès que la défense coulisse une fraction de seconde trop tard.
Paris-SG : un match référence pour Lövkvist dans les cages
Dans une victoire très large contre Chartres (40-20), le Paris-SG a pu s'appuyer sur la performance marquante de son jeune gardien danois Mikkel Lövkvist. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 17 arrêts pour 61% de réussite. À ce niveau, dépasser la barre des 40% est déjà un excellent repère ; franchir les 60% sur un volume pareil, c'est un match qui laisse une trace.
Le gardien ne s'est pas limité au travail «classique» : il a aussi inscrit 1 but en cage vide et ajouté 1 passe décisive. Ce genre de détail compte, car cela reflète une lecture rapide des temps de jeu (remise en jeu, projection, observation de la position adverse) et une confiance totale dans la prise de décision.
Au classement, Nantes reste à 2 points du leader parisien, ce qui entretient une lutte serrée sur le haut de tableau, où la moindre contre-performance coûte cher.
Portela et Martins Vieira : l'empreinte portugaise sur la journée
Deux joueurs portugais se sont illustrés de manière très différente mais tout aussi décisive, chacun dans son contexte.
À Sélestat, Portela transforme une opportunité en points précieux
Arrivé comme joker médical, l'ailier droit Pedro Portela n'a pas mis longtemps à justifier son recrutement. Face à Nîmes, il signe 12 buts sur 13 tirs et pèse directement sur le succès de Sélestat (33-28). Dans une saison où chaque point compte pour le bas de classement, ce type de rendement change la perception d'un match : l'ailier ne «marque pas seulement», il sécurise des séquences entières, notamment sur montée de balle ou sur attaques placées bien étirées.
Effet concret : ce résultat permet au promu alsacien de sortir de la zone rouge, preuve qu'une performance individuelle peut aussi avoir une conséquence immédiate sur la trajectoire d'une équipe.
À Toulouse, Martins Vieira brille par sa finition et sa création
Autre profil, autre rôle : l'arrière gauche Gonçalo Martins Vieira a combiné la menace au tir et la distribution, avec 10 buts sur 11 et 6 passes décisives lors d'un match prolifique face à Tremblay (40-35). Quand un arrière est à la fois aussi adroit et aussi juste dans la dernière passe, la défense n'a plus de choix confortable : sortir trop haut ouvre la zone du pivot et des ailiers, rester bas laisse du temps de tir.
Paschal confirme sur l'aile, Yusuf pèse sur le tempo, Srna durcit la défense
La sélection récompense aussi des joueurs dont l'impact se lit dans des moments précis : une série, une interception, une séquence où tout bascule.
Drévy Paschal, encore chirurgical à Dunkerque
Sur l'aile gauche de Saint-Raphaël, Drévy Paschal a une nouvelle fois montré son sens du but : victoire 32-22 à Dunkerque avec 9 buts sur 10 tirs et 1 interception. Cette prestation représente sa 6e apparition de la saison dans le «7». Un ailier qui tourne à ce niveau de réussite apporte une forme de sécurité : même quand le jeu se grippe, il suffit parfois d'une montée de balle propre ou d'un décalage bien exécuté pour relancer la machine.
Faruk Yusuf, un arrière droit qui fait jouer et marque
Dans le succès de Limoges contre Aix (30-27), l'arrière droit nigérian Faruk Yusuf a été un détonateur : 6 buts et 5 passes décisives. Ce double apport est souvent ce qui différencie un arrière «scoreur» d'un arrière qui pilote aussi les séquences, attire la défense et crée des tirs ouverts. Limoges reste engagé dans la bataille pour le podium, avec 1 point de retard sur Montpellier. [ En savoir plus ici ]
Srna, la pièce maîtresse d'une défense qui étouffe
Dans une victoire 38-28 contre Dijon, Montpellier a pu s'appuyer sur une base défensive solide, incarnée par le Croate Zvonimir Srna, retenu comme défenseur dans la sélection. Le handball moderne valorise de plus en plus ces profils capables de tenir le duel, fermer l'intervalle au bon moment et guider le bloc (placements, entraide, lecture des écrans). C'est moins visible qu'une série de buts, mais souvent déterminant sur la durée d'un match.
La composition du 7 de la semaine (26e journée)
Pour s'y retrouver rapidement, voici la répartition des postes telle qu'elle ressort de la sélection : ailier gauche, arrière gauche, demi-centre, arrière droit, ailier droit, pivot, gardien, avec un défenseur mis en avant.
- Ailier gauche : Drévy Paschal (Saint-Raphaël)
- Arrière gauche : Gonçalo Martins Vieira (Toulouse)
- Demi-centre : Aymeric Minne (Nantes)
- Arrière droit : Faruk Yusuf (Limoges)
- Ailier droit : Pedro Portela (Sélestat)
- Pivot : Nicolas Tournat (Nantes)
- Gardien : Mikkel Lövkvist (Paris-SG)
- Défenseur : Zvonimir Srna (Montpellier)
Tableau récapitulatif : chiffres marquants et matchs associés
| Joueur | Équipe | Poste | Statistiques clés | Match (score) |
|---|---|---|---|---|
| Aymeric Minne | Nantes | Demi-centre | 12/13 au tir ; 193 buts en 26 matches sur la saison ; 12e distinction | Nantes - Chambéry (42-32) |
| Nicolas Tournat | Nantes | Pivot | 8/8 au tir | Nantes - Chambéry (42-32) |
| Mikkel Lövkvist | Paris-SG | Gardien | 17 arrêts ; 61% ; 1 but ; 1 passe | Paris-SG - Chartres (40-20) |
| Pedro Portela | Sélestat | Ailier droit | 12/13 au tir ; joker médical | Sélestat - Nîmes (33-28) |
| Gonçalo Martins Vieira | Toulouse | Arrière gauche | 10/11 au tir ; 6 passes décisives | Toulouse - Tremblay (40-35) |
| Drévy Paschal | Saint-Raphaël | Ailier gauche | 9/10 au tir ; 1 interception ; 6e présence | Dunkerque - Saint-Raphaël (22-32) |
| Faruk Yusuf | Limoges | Arrière droit | 6 buts ; 5 passes décisives | Limoges - Aix (30-27) |
| Zvonimir Srna | Montpellier | Défenseur | Impact défensif mis en avant | Montpellier - Dijon (38-28) |
Ce que ces performances disent du championnat
Ce «7» raconte trois batailles en parallèle : la lutte en tête, où Paris-SG et Nantes se répondent à distance ; la course au podium, où chaque point rapproche ou éloigne une équipe de ses objectifs ; et le maintien, où un match réussi (et un joueur en réussite) peut suffire à faire bouger la ligne. Pour vous qui suivez les scores en direct, ce sont aussi des signaux utiles : quand un gardien monte à plus de 60% ou qu'un ailier flirte avec le sans-faute, la physionomie d'une rencontre peut changer très vite, parfois en dix minutes.
Questions fréquentes
Voici quelques réponses simples aux questions que les supporters se posent souvent autour du «7 de la semaine» et de ce type de performances.
Qu'est-ce que le «7 de la semaine» en Starligue ?
C'est une sélection qui met en avant, poste par poste, les joueurs les plus marquants d'une journée de championnat, en s'appuyant sur leurs performances et leur impact dans les matchs.
Pourquoi un défenseur est-il parfois ajouté à la sélection ?
Parce que le handball ne se résume pas aux buts : un joueur capable de verrouiller une zone, provoquer des fautes ou guider un bloc défensif peut peser autant qu'un marqueur, même si cela se voit moins dans les highlights.
Un pourcentage comme 12/13 au tir, c'est si rare ?
À ce niveau, oui. Marquer 12 fois sur 13 tentatives signifie que le joueur a été juste dans ses choix (tir, timing, zone visée) et que l'équipe a su l'alimenter dans de bonnes conditions.
Comment un gardien peut-il être décisif au-delà des arrêts ?
En relançant vite, en visant une cage vide quand l'adversaire a sorti son gardien, ou en trouvant immédiatement un partenaire démarqué. Dans cette journée, un gardien a même ajouté un but et une passe décisive à sa ligne d'arrêts.
Un joker médical peut-il vraiment changer la saison d'une équipe ?
Oui, surtout dans la lutte pour le maintien. Quand un renfort arrive et marque presque à chaque ballon, il peut faire gagner des matchs «à six points» et relancer la dynamique d'un groupe.


